Les féculents : bons ou mauvais pour le corps humain ?


Écrit par :

  • Ben Hicaubert, Naturopathe hygiéniste et Permaculteur

  • Florian Gomet, aventurier du film "La Marche Sans Faim" de Damien Artero et hygiéniste

  • Manon Guyot - Touati, Praticienne en Nutrition et Diététique, Conseillère en Micronutrition, Phytothérapie et Aromathérapie, Praticienne en Réflexologie - Énergétique chinoise, Psychomotricienne D.E. spécialisée dans les maladies chroniques (mémoire de recherche sur la maladie de Crohn) et future Naturopathe. Régénération personnelle de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto.

Toute l'histoire de Manon à découvrir ici.





Les féculents sont au cœur de notre alimentation puisque nous en mangeons aujourd'hui à chaque repas.


Ben Hicaubert, Manon Touati et Florian Gomet ont trouvé cela intéressant de regrouper leurs connaissances et de vous partager cet article qui détient pour principal objectif d'expliquer l'impact des féculents sur notre organisme.


Alors... C'est parti ! Bonne lecture !


Consommation actuelle importante de féculents


Nos civilisations ont basé toute leur alimentation sur les féculents, qui sont des aliments riches en amidons comme les céréales (blé, riz, maïs, orge, avoine, millet, sorgho…), les légumineuses (haricots, pois, fèves…) et les pommes de terre.

Aujourd’hui la consommation de féculents représente, selon la dernière étude réalisée en France, environ 43 % des apports caloriques. Les recommandations officielles étant d’au moins 50 % (3 à 6 féculents par jour selon le Plan National Nutrition Santé) (1). ​ Il semble donc pertinent de se demander si ces aliments sont physiologiques pour l’être humain, c’est-à-dire adaptés à notre constitution et à notre anatomie. Nous pouvons aussi nous demander ce qu’ils nous apportent vraiment et les potentiels effets sur l’organisme de leur consommation. ​





Nos lointains ancêtres ne mangeaient pas de féculents !

​La consommation de céréales date d’il y a 10 000 à 15 000 ans et remonte au Néolithique lorsque l’Homme s’est sédentarisé et s’est mis à l’agriculture. Les céréales ont l’avantage de pouvoir être stockées et constituent donc une réserve nutritive disponible toute l’année.


Depuis 10 000 ans, nous nous nourrissons en grande partie de féculents alors que pendant 3 millions d’années Homo Sapiens et les espèces apparentées ont évolué quasiment sans aucun féculent dans leur alimentation.


Au Paléolithique, les êtres humains se nourrissaient essentiellement de fruits, de plantes, de tubercules et de produits animaux (viande, insectes, œufs…).


Le Néolithique est marqué par un changement alimentaire inédit dans l’Histoire de l’humanité. Ce changement va avoir des conséquences directes en termes de santé. Nombre de pathologies ont commencé alors à apparaître…



Les amidons, ces sucres complexes qui nous encrassent



Les amidons sont des sucres complexes. Ils sont sous forme de longues chaînes de sucres tels des colliers de perles que le corps doit séparer à l’aide de « ciseaux », les enzymes.


La consommation d’amidons cuits engendre des résidus non digérés qui vont s’agglomérer dans les intestins. Ces résidus non digérés vont former une véritable colle dans les intestins.





Cette colle va attirer et nourrir toute une flore pathogène comme le candida albican, un champignon naturellement présent mais qui, en excès, va engendrer une prolifération fongique et les pathologies liées à cette candidose. Cette flore pathogène n’est que la conséquence de cet encrassement. Nous avons ainsi tort de la condamner en tant que telle. Si elle est présente c’est uniquement parce que nous lui fournissons les conditions qui permettent son développement.

L’encrassement de la muqueuse intestinale par ces colles va être le point de départ de nombreuses maladies.


Cette congestion entraîne une inflammation de la muqueuse et, à terme, une hyperperméabilité intestinale.


Ainsi, les toxines liées à leur mauvaise digestion ne vont pas stagner uniquement dans les intestins, elles vont passer dans le milieu intérieur et aller congestionner les différents organes du corps, surchar