Mon histoire, mon retour à la vie

Je m’appelle Manon, j'ai 25 ans et je vis à Paris. Pendant 7 ans, j’ai souffert de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto (hypothyroïdie). Aujourd’hui, je suis heureuse de vivre et pleine de BONHEUR !

 

Après 5 ans d’études en hypokhâgne, puis en géographie et dans le management de l’environnement, je me suis réorientée en PSYCHOMOTRICITÉ. Je suis actuellement en troisième et dernière année de psychomotricité. Parallèlement à ces études, je me forme depuis plus d'un an et demi à la naturopathie au travers de stages, conférences et formations (avec Irène Grosjean, Thierry Casasnovas, Christian Tal Schaller, Maurice Daubard, Julien Allaire, David Tan...) et suis devenue thérapeute holistique. Je développe mes compétences et mes expériences en yoga, Pilates, soins aux bols tibétains, zoothérapie. Je suis passionnée par la psychomotricité et la naturopathie, domaines qui ont considérablement fait évoluer mon approche au corps, à la santé et plus largement, mon approche de la vie.

 

Mon évolution avec la maladie de Crohn et la thyroïdite d'Hashimoto

 

Mon changement d’alimentation et d’hygiène de vie se sont mis en place dans le cadre de la maladie de Crohn que l’on m’a diagnostiquée en 2011. Une thyroïdite d'Hashimoto (hypothyroïdie) a été diagnostiquée la même année, et j'ai de l’asthme depuis toute petite. Ces deux maladies sont survenues dans un contexte familial très compliqué et après la découverte d’un cancer de la prostate chez mon père.

 

Concernant l’hypothyroïdie, j’ai été traitée avec du Levothyrox 100 mg très rapidement. En revanche, pour la maladie de Crohn, je n’ai parlé à personne de mes souffrances pendant 1 an. Je souffrais pourtant énormément puisque j’avais entre 15 et 20 selles jour et nuit sans la possibilité de me retenir, des douleurs abdominales insupportables et une énergie totalement absente (je m’endormais en classe, au cinéma...). Pendant tout ce temps de souffrance et sans traitement, je suis partie au Maroc et au Kenya. Ces deux voyages ont été extrêmement compliqués pour dissimuler et gérer la maladie. 

 

Après avoir été à la limite d’un malaise aux toilettes avec la présence de sang dans mes selles, j’ai décidé d’en parler à mes parents. À l’époque, je souffrais tellement que je pensais avoir un cancer du côlon ! J’ai finalement été diagnostiquée d’une RCH qui s’est transformée en maladie de Crohn quelques années après. Depuis le début de ma maladie et jusqu’à mai 2018, je prenais du Pentasa 2 g / jour.

 

Entre mes 15 ans et mes 21 ans, je faisais à peu près 1 poussée par an (toujours faisant suite à un stress important) pour laquelle j’étais hospitalisée pendant 1 semaine. J’ai eu quelques complications lors de ces hospitalisations (septicémie, fécalome, œdème aux intestins, j'ai failli mourir plusieurs fois...) Quotidiennement j'avais un inconfort très important, un stress immense et des douleurs quotidiennes mais je n’étais pas encore à l’écoute de mon corps pour le laisser s'exprimer.

Pendant 4 ans, j’ai été suivie par une très bonne psychologue qui m’a énormément aidée dans l’acceptation de la maladie et la gestion de mon anxiété dans ma vie quotidienne et vis-à-vis de ma maladie (angoisse des endroits confinés sans toilettes, phobie des piqûres, etc.). J’ai été prise en charge par cette psychologue dans un contexte de dépression où j’ai été traitée avec des antidépresseurs. Cette dépression a duré environ 6 mois. 

 

Depuis que j’ai changé mon alimentation en août 2017 et que je suis les conseils de mon naturopathe, je ne ressens plus le besoin d’aller voir une psychologue. Je n’ai plus d’ancrages émotionnels négatifs, je gère très bien mon stress (bien qu’il n’y en ait plus vraiment) et mes émotions, je suis simplement heureuse

 

Quelques mois avant mon changement d’alimentation l’été dernier, je prenais déjà conscience sans vraiment le savoir que les médecines naturelles avaient un énorme impact sur notre santé. Cela a commencé par ma reconversion en psychomotricité qui est une approche thérapeutique qui travaille à fois sur le corps et l’esprit sans dissociation entre les deux, et bien sûr sans aucun médicament.

 

Mes deux chats ont aussi été de grands annonciateurs de ce changement. Mon chat Lilas faisait en effet énormément de dermatites (problèmes de peau). Instinctivement, je me suis dit qu’il fallait que je change son alimentation pour qu’elle aille mieux. Elle mangeait déjà soi-disant les meilleures croquettes vétérinaires qui pouvaient exister... J’ai tenté de lui faire moi-même ses gamelles sans succès (elle n’en voulait pas). Je me suis alors penchée sur la question des croquettes. Pouvait-il y en avoir sans produits chimiques et entièrement adaptées au fonctionnement physiologique du chat avec de bons produits naturels ? J’ai fini par trouver une toute petite société familiale qui en produisait ! Amikinos. Nous avons donc réalisé une transition alimentaire comme il était préconisé, complétée par des compléments alimentaires naturels qui permettaient d’évacuer les toxines. Un des membres de cette société familiale m’avait prévenue qu’il était normal et même logique qu’au début de ce changement alimentaire supplémenté avec des compléments alimentaires, mon chat développe encore plus de dermatites et ait des selles liquides. Il fallait bien que les toxines sortent par un endroit ! Je n'y connaissais encore rien en naturopathie, c'était ma première rencontre avec cette médecine souce et naturelle ! Lilas a donc fait une crise de guérison très bénéfique pour guérir de sa maladie inflammatoire. Ce changement alimentaire que j’ai opéré il y a 3 ans a été très efficace pour mes deux chats puisqu’ils n’ont plus jamais eu de problèmes de santé. C’est donc en changeant l’alimentation de mon chat qu’il a pu guérir de sa maladie inflammatoire. Cette histoire est particulièrement similaire à celle que j’ai vécu quelques mois après.

 

Un stress important est survenu en juin 2017, ce qui a généré une hospitalisation. 1 mois et demi après, en août, j’ai à nouveau été hospitalisée, nous empêchant mon fiancé et moi de partir en vacances en Corse. C’est à cette période que le changement d’alimentation s’est mis en place, pour moi cette fois-ci. Ma crise liée à Crohn est survenue lorsque mon fiancé et moi sommes partis en Normandie avec des amis et avons bu énormément d’alcool lors d’une soirée. Le lendemain midi, nous sommes tous allés au Burger King, puis en amoureux dans un restaurant italien le soir. En sortant du Burger King, j’ai ressenti que mon ventre n’était pas au top de sa forme, mais je ne l’ai pas pris compte et me suis dit que cela passerait. Puis, le soir, au restaurant italien, au bout de 4 bouchées de pâtes carbonara, la crise est survenue immédiatement, nécessitant une hospitalisation.

 

Lors de cette hospitalisation, très rapprochée dans le temps avec la précédente (juin 2017), les gastroentérologues ont voulu que je passe sous immunosuppresseurs, ce que j’ai refusé. Un réel bras de fer s’est alors engagé entre les médecins et moi, à tel point qu’ils ne souhaitaient plus dialoguer avec moi ni venir me voir dans ma chambre d’hôpital (selon eux, j’étais une « terreur »). Ils ne partageaient en effet pas ma conviction que l’alimentation pouvait jouer un rôle important dans la maladie de Crohn, maladie affectant le système digestif. D’ailleurs, lors de mon premier repas à l’hôpital, j’ai eu le droit à un hamburger-frites (que je n’ai pas mangé évidemment).

 

Au moment où la crise est survenue lorsque nous étions au restaurant italien, je me suis rendue à l’évidence que la nourriture que j’apportais à mon corps avait un impact sur la maladie de Crohn. C’était une évidence, je ne pouvais plus faire marche arrière, changer d'alimentation allait me guérir et me sauver.

C’était un grand virage extrêmement positif dans ma vie !

 

J’avais la solution pour aller mieux et ne plus souffrir de cette maladie.

En août 2017, j’ai donc décidé de changer mon alimentation (sans gluten et sans produit industriel dans un premier temps) et de revenir pour faire une coloscopie et une fibroscopie quelques mois après. Je me suis alors énormément renseignée pour savoir comment faire et quoi manger. Début décembre, malgré mes changements d’alimentation, j’ai à nouveau fait une crise et été hospitalisée. À cette époque, mon fiancé et moi ne comprenions pas cette manifestation parce que nous étions persuadés de mettre en place tout ce qu’il fallait pour guérir cette maladie. Par la suite, j’ai lu de nombreux livres, dont celui de J.M. Magnien, Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet (éd. Thierry Souccar). J'ai alors compris qu’il était normal que je refasse une crise et qu’en réalité, c’était même bon signe quant à la guérison de cette maladie ! (On appelle cela des crises guérisseuses) Entre cette hospitalisation qui a eu lieu en décembre et mes coloscopie / fibroscopie qui ont eu lieu quelques semaines après, les gastroentérologues m’avaient prescrit une augmentation de la dose de Pentasa. De 2 g, je suis passée à 4 g de Pentasa tous les jours.

 

Quelques semaines après cette hospitalisation, le 22 décembre 2017, j’ai fait une coloscopie / fibroscopie qui révélaient que je n’avais aucune inflammation, comme un côlon d’une personne saine, et un tout petit ulcère ! Néanmoins, les examens ont révélé que j’avais une œsophagite, ce qui expliquait mes maux d’estomac. J’ai alors été traitée pour cette œsophagite et les gastroentérologues ont décrété qu’on ne devait pas changer mon traitement pour Crohn. Bien au contraire ! Il n’était pas du tout nécessaire que je prenne 4 g de Pentasa par jour, je pouvais redescendre à 2 g. Souvenons-nous que 4 mois auparavant, il était absolument primordial que je passe sous immunosuppresseurs ! Les résultats de ces examens ont donc été une très grande victoire ! Après l’annonce de ces résultats dans ma chambre d’hôpital, mon fiancé, ma mère et moi avions un sourire jusqu’aux oreilles, faisions les clowns dans les couloirs, nous « pétions le feu » ! Nous étions si heureux d’avoir trouvé la solution pour que je puisse guérir de la maladie de Crohn ! 

 

En février 2018, j’ai arrêté de manger tout ce qui était à base de lait animal. Dans la semaine qui a suivi cet arrêt, toutes les douleurs articulaires que j’avais dans les doigts et qui pouvaient me remonter jusqu’aux coudes ont disparu et ne sont jamais revenues.

 

Trois mois après ces examens (mars 2018) mon bilan sanguin était très bon avec une CRP à 1,8 mg/L. Toujours aucune d’inflammation ! À ce moment-là, je prenais 2 g de Pentasa quotidiennement.

 

Un mois après ce bilan sanguin, je suis allée voir un gastroentérologue non relié aux hôpitaux où j’avais déjà été hospitalisée. Ce médecin a regardé l’ensemble de mes résultats et m’a proposé de descendre ma dose de Pentasa à 1,5 g. C’était la première fois que mon traitement allait être aussi faible ! Avec la mise en place de tous ces changements alimentaires, il m’a aussi dit qu’il n’y avait plus de raison que je refasse une crise. Qu’est-ce que c’était bon d’entendre un gastroentérologue me dire ça tout en me faisant comprendre que j’étais sur la bonne voie pour une guérison ! Ce bonheur en sortant de ce rendez-vous ! Et cette joie de courir à la pharmacie prendre pour la première fois 1,5 g de Pentasa ! À partir de ce moment-là, je savais que j’allais commencer à réduire ma dose de Pentasa pour finir par ne plus en prendre.

 

Une semaine et demie après ce rendez-vous, j’ai vu un naturopathe (le 4 avril 2018) dans le but de simplement guérir mon œsophagite. Cette rencontre avec ce naturopathe a marqué un virage dans l’évolution de ma maladie de Crohn, de l'hypothyroïdie et de tous les symptômes associés. Les aliments interdits étaient désormais le gluten, le lait animal, le sucre et les produits industriels et il était aussi nécessaire de réduire ma consommation de produits animaux (viande, poisson, œuf). Il me restait donc seulement à retirer le sucre !

 

La composition de mon assiette a évolué au fil du temps, à mon rythme et toujours en conservant le plaisir de passer à table. Entre avril 2018 et juillet 2019, mon alimentation était la suivante :  80 % de légumes crus et cuits servis avec 20 % de glucides sans gluten (quinoa, sarrasin, riz, patates douces...), des oléagineux et des graines. Dans chaque assiette, je mettais 3-4 cuillères à soupe d’huile végétale (lin, noix, avocat, olive, cameline...). Je ne prenais plus aucun dessert en fin de repas. Je ne mangeais plus beaucoup d'aliments provenant des animaux : 3-4 fois par mois. Je mangeais des fruits seulement vers 16 heures, à distance des repas. Lors de toute cette mise en place, j’ai pris beaucoup de compléments alimentaires afin d'aider mon organisme à se rééquilibrer (je les ai pris pendant 7 mois environ). Aujourd'hui et depuis juillet 2019, mon alimentation est différente bien que tout de même similaire. Je mange désormais uniquement des aliments issus du monde végétal, crus et vivants mais aussi cuits, des fruits (en dehors des repas ou en monodiète), des légumes, des graines germées, des graines, des oléagineux et des huiles végétales (sauf arachide). Toute la description détaillée de l'évolution de mon alimentation est dans l'article "Mon alimentation".

 

Depuis avril 2018, je pratique la dissociation alimentaire (combinaisons alimentaires) à chaque repas, et tous les matins je ne mange pas. Je pratique donc quotidiennement un jeûne intermittent de 16 heures environ : je ne mange pas entre le dîner et le repas du midi, je ne prends donc plus de petit déjeuner. Pendant la première semaine, cela a été très dur, j’étais très fatiguée, je transpirais plus que d’habitude et j'avais très froid. Je commençais à me détoxifier. Aujourd'hui, ne pas manger le matin fait partie intégrante de mon équilibre, de la source de mon énergie et de ma guérison.


En avril 2018, ce changement d'alimentation m'a permis de réduire très largement mes maux d'estomac pour qu'ils s'éteignent finalement au bout d'une semaine, et c’était mon premier objectif ! L’application des conseils de mon naturopathe m’a permis d’arrêter le traitement pour l’œsophagite le jour même de la mise en place de cette alimentation. J’ai ensuite fait une entéro-IRM une semaine après ces changements alimentaires (11 avril). Celle-ci ne présentait aucune inflammation ! L’œsophagite était donc réduite à néant et mes intestins se portaient à merveille alors que j’avais déjà commencé à réduire ma dose de Pentasa à 1,5 g tous les 3 jours. Propos du médecin lors de cette entéro-IRM : « C’est super, votre traitement fonctionne bien ! ». À méditer.

 

Puis, dans les deux semaines qui ont suivi mon rendez-vous avec le naturopathe, j’ai commencé à reprendre une énergie folle, une énergie que je n’avais plus eu depuis le début de ma maladie voire peut-être jamais eue, et j’ai eu besoin de faire du sport, de sortir, de faire plein de grandes et belles balades avec mon chéri. Je me suis alors inscrite dans un studio centré sur le yoga et le Pilates, sur le bien-être du corps. Depuis, j’en fais presque tous les jours et me renforce musculairement, je prends énormément de PLAISIR à chacun des cours, découvre des capacités corporelles que j’ignorais, je m’ouvre à mes ressentis corporels, je découvre de nouvelles pratiques et médiations...

C’est un BONHEUR incroyable pour moi.

 

Depuis toute la mise en application des conseils de mon naturopathe, je n’ai plus aucune douleur au ventre, ni aux intestins, ni à l’estomac. Je n'ai plus mal nulle part ! Bien au contraire, j'ai une santé merveilleuse qui me permet de vivre une vie heureuse et remplie de beaux projets.

En plus de guérir mon œsophagite, la maladie de Crohn, l’hypothyroïdie et l’asthme suivent la même trajectoire !

 

Parallèlement à cela, toutes les 3 semaines, je me fais faire des soins esséniens et des soins avec des bols tibétains, ce qui accélère la guérison de Crohn, de l’hypothyroïdie et de l’asthme et traite mes possibles ancrages émotionnels. Depuis décembre 2018, je vois aussi un ostéopathe tous les mois et demi.

 

Après une décroissance de la prise de Pentasa sur les mois d’avril et mai 2018, je ne prends plus de traitement depuis presque 1 an et demi et me porte à merveille ! Il en va de même pour le traitement de l’hypothyroïdie. Je l'ai arrêté il y a 1 an et demi et tout va très bien. Je ne vois plus non plus de psychologue depuis plus d'un an. Je me sens bien dans mon corps et dans ma tête, je me sens apaisée émotionnellement et suis remplie d’énergie positive que je souhaite partager ! Le 21 juin 2018, soit un mois et demi après l’arrêt du traitement pour la maladie de Crohn, ma CRP était à 0,5 mg/L. Elle était donc plus basse que lorsque je prenais encore un traitement. Et mon taux de fer dans le sang avait aussi augmenté. Puis, le 8 octobre 2018, soit 7 mois après l'arrêt de mes différents traitements, mon bilan sanguin présentait les résultats suivants : ma TSH était à 3,12 UI/mL (soit plus faible que lorsque je prenais encore du Levothyrox quelques mois auparavant), ma CRP était à 0,6 mg/L et ma ferritine à 40,3 ng/mL, démontrant sa constante augmentation.

En juin 2019, soit 1 an et 1 mois sans aucun traitement médicamenteux, mes résultats sanguins sont toujours excellents.

Aujourd'hui, je me forme désormais auprès de Thierry Casasnovas, Irène Grosjean, Pierre Etchart, Docteur Tal Schaller et sa femme, Pierre Dufraisse, Jade Allègre, Julien Allaire, David Tan, Jacques Antonin, Maurice Daubard... Je m'ouvre de plus en plus aux mantras, aux chants (comme ceux de Claude Brame ou de Snatam Kaur), aux vibrations, aux cercles du pardon... Grâce à toute mon expérience, à mes formations diverses sous forme de stage, mes rencontres et la lecture de nombreux livres, je suis devenue thérapeute holistique et aide désormais des dizaines de personnes chaque mois au travers des coachings holistiques très en lien avec la naturopathie et la psychomotricité. C'est un bonheur incroyable pour moi. Il est probable aussi que je me forme prochainement auprès de Thierry Casasnovas en tant que Coach Régénère.

J'écris aussi des articles pour différents sites internet, dont le mien que j'aime énormément enrichir afin de vous apporter un maximum d'informations, et bientôt pour des magazines en lien avec la naturopathie. Je fais des rencontres incroyables qui participent à mon déploiement vers le bonheur.

Ce qui est génial et qui me touche profondément, c'est que je serai dans le prochain film de mon ami Alex Ferrini en tant que témoin de la régénération et de la guérison concernant différentes maladies dites "incurables" par la médecine conventionnelle. Ce film fait suite au film Régénération. Il s'intitulera Vivante !

Je suis enfin à ma place, je me suis trouvée et m'inscris dans un bonheur que je peine à décrire tellement celui-ci est grand.

Le changement d'alimentation

 

Quand j’ai compris que changer mon alimentation pouvait m’aider à améliorer considérablement ma vie, il était devenu évident que j’allais me lancer à 100 % dans ce changement d’alimentation. J’avais la solution pour améliorer et changer de manière hyper positive ma vie, je ne pouvais donc pas passer à côté de ça. Ma mère et mon fiancé sont d’un soutien exemplaire dans tout ce changement de vie, je ne peux que les remercier de tout l’amour qu’ils me portent et de tout leur soutien.

 

Je ressens bien plus que des effets positifs depuis ce changement d’alimentation. Aujourd’hui, je ne prends plus aucun traitement, ni pour Crohn, ni pour l’hypothyroïdie. Mes médicaments ont été remplacés par toute mon hygiène de vie et par mon alimentation. Celle-ci est désormais un pilier qui me permet d’aller bien, de vivre en harmonie avec mon corps et dans le bonheur. J’ai aussi remarqué que je suis encore plus heureuse et en forme lorsque je fais du Pilates et du yoga, du vélo, que je rencontre des personnes qui m’apportent énormément, quand j’aide, quand je lis et apprends plein de choses sur la psychomotricité, la naturopathie, les médecines naturelles et bienveillantes, quand je danse pendant des heures en festival... Bref quand je vis et que mon corps bouge, explore, découvre ! J’ai un ventre tout plat, tout beau et sans douleur. Je n’ai jamais autant appris sur mon corps, sur son fonctionnement, ses besoins, ses limites, ses envies... Quel BONHEUR ! Je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie ! J’ai aussi perdu 12 kg, je pesais 58 kg en août 2017 et pèse aujourd’hui (août 2019) 46 kg pour 1m56. Bien sûr, mon poids varie aussi en fonction des saisons, du temps. Je prends 3 kg environ en plus en hiver (parce que j'ai un peu moins l'envie de faire du sport !) Le corps évolue, il s'inscrit dans un mouvement interne permanent.

 

Je cuisine désormais tous les jours et je prends aujourd’hui un plaisir fou à me préparer de bons plats qui sont bons pour mon corps. Pourtant, je partais de loin ! Avant de commencer ces changements alimentaires, je ne savais même pas comment cuire des champignons dans une poêle ! Aujourd’hui, j’adore essayer de nouvelles recettes toutes simples comme de nouvelles associations dans mes mélanges de légumes cuits ou crus, faire des petites sauces pour mes plats avec plein d’épices, faire plein de jus avec des légumes différents... Quand je mange les plats que j’ai réalisé, je me régale bien plus que lorsque je mangeais des plats industriels (pâtes, raviolis sous vide, taboulé tout fait, barres chocolatées, hachis parmentier en barquette, cordons bleus...) Je fais des plats simples et très faciles à réaliser qui sont remplis de légumes, d’épices, d’herbes... Il y a aujourd’hui bien plus de saveurs dans mon assiette et c’est un vrai régal !

 

Partager mon expérience pour aider

 

 

 

J’ai créé mon compte Instagram (@bonheurenfleur - anciennement @manon_happy_life) après avoir découvert tous les bienfaits de la naturopathie sur mon corps. Mon objectif est de partager tout mon savoir sur l’alimentation, notamment à travers mes plats que je prends en photo. Je détaille tout ce que je mange et la façon dont je prépare mes repas afin que tout le monde puisse les refaire facilement chez soi avec plaisir. Je prends énormément de plaisir à partager, à donner et à recevoir de nombreuses informations, et surtout à aider les personnes. C’est un compte tourné vers l’alimentation saine qui guérit, la naturopathie, le bien-être et le partage d’expérience autour de la guérison de la maladie de Crohn et de l'hypothyroïdie.

 

J’ai aussi créé une page Facebook (Bonheur en Fleur - Manon Touati - anciennement Crohn - Sur la voie de la guérison) afin de publier des vidéos et articles qui m’intéressent, ceux que j'écris pour mon site, ainsi que les plats que je me prépare pour que les personnes qui n’ont pas Instagram puissent aussi y avoir accès.

 

Enfin, j'ai fini par créer ce site internet (https://www.bonheurenfleur.com/) merveilleux qui me tient énormément à cœur afin d'ouvrir encore plus le partage et l'aide dans la guérison et la compréhension du corps.

 

Le partage et mon aide dans votre chemin de retour à la santé passe aussi par les coachings holistiques que je propose et à travers le livret de 40 pages que j’ai réalisé comportant de nombreuses fiches sur les origines de la maladie, l’impact de l’alimentation, du sport et du stress sur notre corps, et plus particulièrement sur notre microbiote et nos intestins, une journée zéro stress, comment trouver la volonté et la détermination pour guérir, des recettes toutes simples et délicieuses… Je souhaite partager mes connaissances et mon expérience afin de vous aider avec de la JOIE et beaucoup de BIENVEILLANCE.

L'échange et le partage sont essentiels pour moi et font désormais partie de mon projet de vie.

Mon fiancé, Jeremy, et moi organisons aussi des cours de guéri-cuisine ouverts à tous, aux petits et aux grands, aux personnes souhaitant guérir ou tout simplement découvrir tous les bienfaits physiologiques et gustatifs de la cuisine saine.

Enfin, je propose des ateliers et des séjours holistiques en lien avec la naturopathie et une approche holistique de santé afin de partager le plus possible et que la compréhension de la santé soit accessible au plus grand nombre. Le prochain séjour sera du 27 février au 1er mars dans le Sud, en pleine nature et et dans un magnifique havre de paix au cœur du Lubéron. Il portera sur l'alimentation saine, le jeûne intermittent et la méditation ! Le programme est vraiment très ressourçant et a pour objectif une grande reconnexion à soi ! (cliquer ici pour découvrir le séjour)

 

La maladie et le bonheur

 

J’ai une approche très positive vis-à-vis de cette maladie qui me permet de vivre des expériences extraordinaires de joie et de découverte, et j’essaie de transmettre cette motivation, cette joie de vivre et l’envie d’avancer sereinement et en harmonie avec elle. L’idée est de ne plus être en lutte face à cette maladie mais plutôt de la faire sienne, de la respecter, de l’écouter, de l’aimer. La sérénité passe par le fait d’accéder à un corps unifié et non à un corps dissocié qui pourrait être représenté par « moi contre mes intestins ». Notre corps global et notre système digestif sont en réalité sensibles et ne demandent que de la douceur et de la compréhension. Il est important d’accueillir les mots/maux de notre corps avec bienveillance, de l’écouter et de tenter de le comprendre afin de lui apporter le bien-être qu’il recherche et qu’il nous demande à travers ses diverses manifestations.

 

Grâce à mon expérience et aux témoignages de beaucoup d’autres personnes, je suis certaine que nous avons la solution entre les mains pour guérir de nombreuses maladies et notamment la maladie de Crohn. Cette guérison passe par l’alimentation, par une pratique sportive douce qui nous apporte du plaisir, du bien-être et de l’apaisement (comme le Pilates et le yoga), par une grande réduction du stress et des angoisses, par un bon sommeil, par des activités qui nous plaisent, par notre travail qui nous enrichit, par une vie de couple pleine d’amour et de soutien... Pour ma part, tout cet apaisement s’est mis en place dans les semaines qui ont suivi mon rendez-vous avec le naturopathe et l’application de ses conseils. 

 

Pour accéder à la guérison, il est aussi très important de croire en tout ce que l’on entreprend concernant notre changement d’alimentation et notre hygiène de vie. Penser et être sûr que l’on va guérir amène à la guérison. « Quand bien même un patient aurait le meilleur médecin, aussi longtemps que le patient n’a pas foi en lui ou elle, le traitement ne peut pas être très efficace ». Cette citation vient de Amma, considérée en Inde comme Mahatma, signifiant « Grande Âme » en sanskrit. Le Mahatma se rapporte à un être humain dont la conscience a atteint l’éveil en dépassant la peur et la souffrance nées de pensées incessantes et en développant la sérénité et l’équanimité. Il y a aussi une autre façon de penser que je trouve très intéressante et qui est évoquée par Flaubert : « Le seul moyen de guérir, c’est de se considérer comme guéri ». Pour ma part, je ne me sens plus malade et je pense que cette manière d’appréhender les choses ne peut qu’aider le corps dans le processus de guérison grâce à toutes les pensées positives qui en découlent et tout ce que l’on met en place pour lui apporter un apaisement et une plénitude.

Il est aussi important de trouver l’origine de notre maladie (chocs émotionnels, traumatismes...) afin de guérir et apaiser notre mental, ce qui permettra d’entrer dans le processus de guérison. On peut par exemple être aidé par un psychologue pour parvenir à cette origine, comme cela a été mon cas. La guérison est un processus global, holistique, comprenant le corps dans son intégralité. Pour guérir/gai-rire, j’ai remarqué qu’il est aussi nécessaire de vivre dans la joie, dans les rires, dans le bonheur et d’aborder ce qu’il se passe dans notre vie de manière positive. Il est aussi important de créer une relation unique avec son corps, une relation pleine d’amour et de compréhension. Si notre corps ressent des douleurs – au ventre par exemple – nous pouvons le masser, appliquer des huiles essentielles, des cataplasmes avec une bouillotte bien chaude, boire une tisane qui nous fait du bien, faire un câlin à nos chats, notre amoureux(se)... C’est exactement tout ce que je fais si je ressens des ballonnements ou des douleurs. Tout ceci est idéal pour réduire notre stress qui peut survenir dans le cas de douleurs. Parler de notre inquiétude/angoisse à notre conjoint ou avec la personne avec laquelle on vit au moment où elles surviennent est bénéfique parce que cette personne pourra immédiatement nous rassurer, nous prendre dans ses bras et le stress pourra s’effacer presque instantanément.

Parler, échanger et ne pas rester seul avec nos angoisses est vraiment essentiel dans la réduction de notre stress qui est souvent lié à nos douleurs.

 

Notre corps en douleur, c’est un peu comme un enfant qui pleure. Quand on voit l’enfant, on a souvent envie de le consoler, le prendre dans nos bras, lui apporter de l’apaisement et de l’amour pour apaiser ses tensions. C’est un peu le même fonctionnement avec notre corps lorsqu’il manifeste une souffrance, il est en peine et pleure à sa manière. On peut se poser la question de la raison de son mal-être et tenter de le résoudre à court et long terme avec toutes les astuces que je viens d’évoquer. Il est vraiment essentiel d’aborder ce changement alimentaire comme un apport de BONHEUR dans notre vie. J’ai moi-même abordé ces transformations de manière très positive, comme un jeu, une découverte, un apprentissage extrêmement enrichissant. Tout ceci peut nous ouvrir la porte sur un savoir nouveau qui peut nous passionner de plus en plus jour après jour, comme c’est le cas pour moi. Ces changements alimentaires m’ont aussi et surtout permis d’accéder à un corps heureux, à un corps plaisir, sans douleur, très énergique, un mental positif et plein de projets... Je vois la maladie de Crohn comme une CHANCE dans ma vie parce qu’elle m’a permis de me découvrir, d’être heureuse, de me passionner pour énormément de choses liées au bien-être comme la psychomotricité, la zoothérapie, la naturopathie, le soin en douceur. Ces changements m’ont permis de m’inscrire dans un cercle vertueux de bien-être et de plaisir.

 

Je remercie très souvent la vie et la maladie de m'avoir menée sur ce chemin de vie.

 

Je conseille donc d’aborder ces changements de manière ludique et de les appréhender comme une découverte très enrichissante qui n’apportera que du bien à notre corps. Au début et tout au long du changement d’alimentation, je conseille aussi d’aborder ces changements de manière progressive et d’écouter les messages que nous délivre notre corps. Il est important que chacun y aille à son rythme, au rythme de son corps et de ce qu’il nous communique. Écouter les informations qu’il nous apporte est essentiel pour vivre en harmonie avec lui. Pour ma part, j’ai commencé par retirer le gluten et les produits industriels en août 2017. Je savais que je retirerais un jour le lait animal mais je ne savais pas encore à quel moment. Je n’étais en effet pas encore prête à ce changement. J’attendais que mon corps me le signale. Et puis un jour, en février, soit 6 mois après, ma décision était prise quant au lait animal, je n’ai plus racheté de fromage ni de yaourt. Je pourrais donc conseiller de retirer dans un premier temps tous les produits industriels, le gluten et de faire ses courses dans un magasin biologique. Par la suite, lorsque votre corps vous le fera comprendre, il serait bien d’éviter le lait animal, puis le sucre et de mettre en place la dissociation alimentaire. Il est aussi nécessaire de se tenir aux décisions prises pour voir des améliorations et réduire nos symptômes.

 

Il est aussi essentiel de se renseigner dans des livres ou sur Internet pour connaître les aliments sans gluten et sans lait animal afin de pouvoir les introduire dans notre alimentation. Cette approche nous offre une certaine autonomie qui permet d’accéder à un gain de confiance en soi, en son alimentation et dans ces changements de vie.

 

Je recommande aussi d’être aidé par un naturopathe ou un thérapeute holistique qui connaît les MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin). Dans la maladie de Crohn, la RCH et dans d’autres maladies, nous ne partons pas tous du même point et pouvons avoir des symptômes très variables. Nous ne réagissons pas tous non plus de la même manière lors des différents changements alimentaires mis en place. Être aidé par un thérapeute permet de mettre en place une transition et des changements adéquats à notre corps et de s’adapter finement à notre manière d’être.

 

Enfin, être bien entouré par des personnes qui nous aiment et nous soutiennent est un vrai tremplin vers le bien-être et la guérison. Se sentir aimé, soutenu et ressentir de la fierté de la part de nos proches au regard de nos changements permet d’accélérer le processus de guérison et de s’inscrire dans un contexte très positif et très motivant. Il est important d’impliquer son entourage dans ces changements, de leur expliquer les objectifs, les bénéfices, le processus. Partager, discuter, s’écouter permet vraiment d’avancer de manière très sereine.

 

La guérison est en nous tous.

Manon