Enquête sur une substance toxique : le glutamate monosodique

Écrit par Inès L. pour Bonheur en Fleur - Manon Touati.





Note de Manon Touati : Inès est une jeune femme de 28 ans qui présente un magnifique parcours de régénération. À l'âge de 20 ans, des symptômes physiques étranges apparaissent soudainement. Durant cinq longues années, elle assiste impuissante à l'insidieuse détérioration de sa santé, consultant à de multiples reprises la médecine spécialisée en rhumatologie et neurologie. En 2017, son corps s'écroule. Elle reste 5 mois alitée, incapable de tenir debout, elle boîte... Pendant quelques semaines, elle n'arrive plus à parler. Après avoir compris qu'elle était atteinte d'un symptôme systémique multi-infectieux dont la maladie de Lyme, elle décide de changer radicalement son hygiène de vie. Depuis 2017, Inès chemine doucement vers la santé.


Lorsqu’on parle d’alimentation saine, on entend qu’il faut manger moins transformé, moins de viande, moins de laitages et moins de céréales raffinées. On entend moins souvent parler de la toxicité de certains ingrédients alimentaires, moins connus du grand public, qui se retrouvent pourtant très généralement dans notre nourriture. Mon cheminement vers une alimentation saine et vivante m’a amené à me rendre compte de la puissante toxicité du glutamate monosodique sur mon organisme, un additif alimentaire utilisé comme exhausteur de goût et agissant comme un véritable excitant, au niveau cérébral.  







Je mène l'enquête... ​ ​ ​ Atteinte par la maladie de Lyme depuis des années, j’entreprends en janvier 2017 un changement d’alimentation. À cette époque, j’avais évincé de mon alimentation le sucre industriel, le gluten de blé et les produits laitiers. C’était pour moi le début de ma réforme alimentaire. Souvent, il m’arrivait de me rendre au restaurant chinois pour le dîner. Une de mes cuisines favorites ! J’étais d’autant plus contente que les restaurants asiatiques n’utilisent généralement ni les produits laitiers, ni le gluten de blé. Je commandais donc une viande à la sauce aigre-douce, une salade de crevettes à la thaï et un riz cantonais. Pas de lait, pas de gluten, pas de sucre en vue ! Sur le papier, tout allait bien. Après le restaurant, je rentrais à la maison et me couchais. Et là commençait le début du calvaire nocturne : palpitations cardiaques, réveil en sursaut, impossibilité de m’endormir paisiblement… et puis toujours ce même symptôme étrange : des sensations de flash de lumière derrière mes yeux pourtant fermés à la recherche du sommeil.

Au fil du temps, j’avais identifié que mes virées culinaires au restaurant chinois aggravaient systématiquement mes symptômes neurologiques liées à la maladie de Lyme, sans comprendre pourquoi. J’ai donc fini par ne plus me rendre au restaurant asiatique.   Quelques mois après le début de ma réforme alimentaire, je m’engage sur la voie de l’alimentation vivante : des fruits et légumes crus en grande quantité, des jus de légumes à l’extracteur, des graines germées, un peu d’oléagineux… Je découvre une façon de nourrir mon corps et je comprends à quel point l’alimentation peut être un outil merveilleux pour se revitaliser ou de détoxinerJe ne mets plus un pied au restaurant chinois et d’ailleurs mes symptômes nocturnes ne sont qu’un mauvais souvenir. ​ ​ Jusqu'au jour où... Un soir, pourtant, ce même flash lumineux revient, des palpitations cardiaques réapparaissent et l’insomnie pointe le bout de son nez. Je sens mon cerveau en ébullition, je réfléchis à toute allure sans le vouloir. Je ne maîtrise plus mes pensées qui sautent du coq à l’âne, en un éclair. Je me sens si mal. Pourtant, je ne suis pas allée au restaurant chinois la veille. Je ne comprends rien, décidément. Je finis par m’endormir à 6 heures du matin.  Lorsque je me réveille, je passe en revue tout ce que j’ai mangé la veille : un jus vert le matin préparé par mes soins, une salade à midi lors d’un repas de famille et quelques fruits crus le soir. Je commence à mener l’enquête et demande à un membre de ma famille la liste des ingrédients de la salade de la veille.

C’est alors qu’il me montre une petite boîte verte contenant un assaisonnement déshydratée en m’assurant que « ce ne sont que des herbes naturelles ». Je lis la composition à la recherche de l’ingrédient mystère qui gâche mes nuits, depuis trop longtemps.    L’étiquette mentionne : « Sel, exhausteurs de goût (glutamate, inosinate et guanylate de sodium), sucre, huile végétale (aux aromates et épices), origan : 4,8%, oignon, extrait de levure, basilic : 2,6%, persil, céleri, laurier, romarin : 0,7%, noix de muscade » Certes, il y a un peu de sucre – et je n’en mange plus depuis des mois - mais cela ne me paraît pas être le problème. J’ouvre une barre de recherche Google et je tape « glutamate », sans rien connaitre de cet ingrédient à la consonance bien chimique. Et là, j’obtiens la réponse que je cherchais depuis des mois. Ce qui aggrave terriblement mes symptômes neurologiques et mes insomnies, c’est cette ingrédient de synthèse - neurotoxique - très utilisé dans la cuisine asiatique et dans les produits de l’agro-alimentaire : le glutamate monosodique. ​ ​ Acide glutamique et glutamate, c'est quoi ? ​ ​ À l’état naturel, l’acide glutamique est avant tout un acide aminé non essentiel présent dans le corps humain. Il joue un rôle de neurotransmetteur, au niveau cérébral chez de nombreux mammifères. Il est présent, sous sa forme naturelle, dans certains v