Immersion dans ma vie d'avant : mon quotidien avec la maladie de Crohn...

Article écrit par Manon Touati, Praticienne en Nutrition et Diététique, Conseillère en Micronutrition, Phytothérapie et Aromathérapie, Praticienne en Réflexologie Énergétique Chinoise, Psychomotricienne D.E. spécialisée dans les maladies chroniques (mémoire de recherche sur la maladie de Crohn) et future Naturopathe. Régénération personnelle de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto.


Toute mon histoire à découvrir ici.





En 2012, j'ai été diagnostiquée de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto.


Lorsque je suis "tombée" malade, toute ma vie a changé. Mon quotidien, mon rapport aux autres, à moi, à mon corps, à mon ventre, à la nourriture, aux transports en commun, au stress, à la gestion de mes émotions et de mes angoisses, à ma peur de mourir... Tout a été réinitialisé, tout s'est réorganisé.


J'avais 16 ans, j'étais au lycée et j'étais désormais pourvue de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto (cliquer ici pour découvrir toute mon histoire). Depuis 2012 officiellement et depuis 2011 officieusement. Cela faisait 1 an que je cachais mes 15 diarrhées par jour et par nuit, mon incontinence, mes douleurs abdominales tellement puissantes que j'ai lutté pour ne pas faire des malaises durant les cours au lycée ou durant mes voyages au Kenya par exemple... Puis un nom est tombé sur mes symptômes : une RCH (Rectocolite Hémorragique) qui a ensuite évolué sous forme de maladie de Crohn dans les années qui ont suivi.


J'étais désormais atteinte de deux maladies dites incurables, qui me suivraient jusqu'à la fin de ma vie.

Lors du diagnostic, cela faisait déjà plus d'un an que je vivais quotidiennement les symptômes d'une inflammation chronique des intestins. J'étais dans un état d'épuisement et d'angoisse très important. J'étais également tétanisée à l'idée de faire une crise générant des douleurs explosantes que même la morphine peinait à calmer.


J'avais 16 ans et j'étais en souffrance physique et psychique quotidienne, j'avais une peur effroyable de mourir. Je me rassurais en me disant "dans le fond j'ai quand même déjà bien vécu, c'était chouette, j'ai bien profité". J'y trouvais un "apaisement" de ma douleur grâce à ces pensées et je me tenais de plus en plus prête à mourir...


J'avais 16 ans. 16 ans. J'étais une ado, l'on m'avait diagnostiqué deux maladies "incurables" et j'étais prête à mourir, la peur au ventre, mais je me tenais prête à la fois psychiquement et physiquement à faire ce voyage vers l'autre monde.

Comment tout ceci pouvait être possible ? Comment une ado pouvait-elle être aussi malade et être aussi armée face à la mort ? Comment tout ceci a pu devenir ma norme durant toutes ces années ?





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