Tout savoir sur le fruit et son impact sur le corps humain !


Écrit par Ben Hicaubert, Naturopathe hygiéniste et Permaculteur.




Les fruits sont réputés « bons pour la santé » et il est recommandé d’en consommer régulièrement et même quotidiennement. Pour autant, il est peut être aussi recommandé de ne pas en manger « trop » pour limiter les apports en sucres. Alors qu’en est-il réellement ? Pourquoi les fruits sont-ils l’aliment physiologique de l’être humain et pourquoi faut-il  recommander d’en consommer beaucoup plus ? D’un point de vue botanique, les fruits comprennent une grande variété d’aliments. De la noix de coco, à la pastèque en passant par l’avocat et la framboise. Ils se présentent sous des formes et des compositions nutritionnelles très différentes. Le plus gros fruit au monde est un fruit préhistorique, le jaquier.

Le fruit : l'aliment physiologique de l'être humain


Nous, êtres humains, sommes anatomiquement constitués de la même manière que les grands singes anthropoïdes (chimpanzé, bonobo, gorille, orang-outan) qui sont principalement frugivores. Ce n’est que lorsqu’ils n’ont pas accès à des fruits qu’ils s’orientent vers plus de feuillages et de verdures (folivores).

Nous ne sommes pas herbivores, nous n’avons pas le système digestif des ruminants. Nous ne sommes pas non plus des carnivores, nous avons des intestins longs et de petits reins alors que les carnivores ont des intestins courts et de puissants reins capables d’éliminer de grandes quantités d’acide urique. Nous ne sommes enfin pas omnivores car les omnivores comme l’ours ont des caractéristiques anatomiques plus proches de celles des carnivores.


Cela ne veut pas dire que nous devons nécessairement nous alimenter uniquement de fruits. Même si cela est possible, des milliers de personnes le pratiquent depuis plusieurs décennies, la plupart des personnes qui s’orientent vers un régime à base de fruits, consomment également des légumes verts (salades, choux, feuillages), des noix et graines et, pour certains, un peu de viande et autres produits animaux. Le plus important est de considérer que la base de nos apports caloriques doit venir des fruits et non des féculents comme c’est le cas aujourd’hui. Dans l’histoire de l’évolution, l’alimentation a joué un rôle important dans les modifications anatomiques des espèces. Ainsi la question de l’évolution de la taille du cerveau a longtemps fait débat chez les anthropologues. Même si plusieurs éléments ont pu contribuer à ce développement, contrairement à certaines croyances, la disponibilité d’une quantité importante de calories sous forme de glucides par les fruits a eu un impact majeur. Selon l’anthropologue Alex Decasien et ses collègues de l’Université de New York, le volumineux et performant cerveau de l’homme moderne est le résultat d’une longue évolution dont l’une des étapes cruciales serait une diète de plus en plus riche en fruits.


Les glucides sont le carburant de base de la cellule. Ils nous sont indispensables et doivent représenter la grande majorité de nos apports caloriques. Les fruits contiennent des sucres simples sous forme de fructose et de glucose. Toutefois, ces sucres sont tellement différents des sucres raffinés que l’on trouve dans l’alimentation occidentale que l’on ne devrait pas utiliser le même terme pour les comparer. ​ Les fruits apportent des sucres accompagnés de nombreux micronutriments qui vont considérablement changer la manière dont le corps métabolise ces sucres. Toutes ces vitamines, minéraux, enzymes, antioxydants et fibres vont permettre de diffuser les sucres de manière harmonieuse dans notre corps. Les fibres et les micronutriments vont ralentir l’absorption des sucres lors de la digestion. ​ À l’inverse, les sucres raffinés comme le saccharose (glucose + fructose) ou le glucose isolé entraînent une hausse de la glycémie et, à terme, favorisent le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et de nombreuses autres maladies induites directement ou indirectement par l’acidification.





Le cas du fructose


Lorsqu’on parle d’une alimentation à base de fruits, une des premières interrogations qui vient c’est la question du sucre et en particulier du fructose. Les fruits contiennent-ils trop de fructose ? ​ De très nombreuses études (1) pointent les effets nocifs à moyen terme d’une consommation élevée en fructose. Mais cela concerne le fructose isolé extrait du maïs. Le fructose issu du sirop de maïs (High Fructose Corn Syrup) ayant été extrait, chauffé et concentré, va arriver en excès dans le corps qui aura du mal à le métaboliser. Le fructose même isolé ne fait pas intervenir l’insuline. Il est directement traité par le foie. Lorsque le fructose arrive de manière isolée, il dépasse les capacités de l’organisme à le métaboliser convenablement.

TOUTES les études qui montrent les effets délétères sur le corps d’une grande consommation de fructose ont été réalisées à partir d’une consommation de fructose industriel.


Comment peut-on comparer un élément extrait, isolé, transformé avec ce même élément dans son entièreté naturelle ?

(1) Par exemple :  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23493539



Les fruits et la glycémie



Les fruits n’entraînent jamais des réponses glycémiques non adaptées au corps. Les problèmes de glycémie et les pathologies qui en découlent : diabète, maladies cardiovasculaires, obésité etc. viennent d’une alimentation pauvre en fruits et riche en aliments transformés, en sucres industriels, en féculents, viande et produits laitiers. ​ Le diabète de type 2, et les stades de pré-diabète se soignent très bien avec une alimentation à base de fruits. En évitant tout de même les fruits secs comme les dattes et en surveillant la glycémie, on peut aisément s’orienter vers l’alimentation régénérative et voir les symptômes de déséquilibre du métabolisme des sucres disparaître. De très nombreux témoignages l’attestent.

Andrew Perlot a réalisé l’expérience filmée de consommer un repas de fruits et de mesurer sa glycémie avant et après. Il montre que même après un repas de 1200 kcal de fruits (13 bananes), sa glycémie reste dans les normes. ​ On voit donc que les conséquences sur la glycémie, et la santé de manière générale, d’une consommation de fruits naturels entiers n’a absolument rien à voir avec les études fondées sur la consommation de fructose extrait, isolé et transformé.

Les sucres cachés des céréales