Témoignage de guérison de Déborah : maladie de Crohn


Témoignage de guérison de Déborah pour Bonheur en Fleur - Manon Touati.


Manon Touati est Praticienne en Nutrition et Diététique, Conseillère en Micronutrition, Phytothérapie et Aromathérapie, Praticienne en Réflexologie - Énergétique chinoise, Psychomotricienne D.E. spécialisée dans les maladies chroniques (mémoire de recherche sur la maladie de Crohn) et future Naturopathe. Régénération personnelle de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto.


Toute l'histoire de Manon à découvrir ici.





Bonjour Deborah, peux-tu te présenter en quelques mots ? ​ Bonjour ! Alors en quelques mots, je vis en Suisse, je suis maman de trois jeunes enfants, mariée depuis 12 ans à ma moitié. Je suis éducatrice spécialisée de métier, mais depuis 10 ans je suis maintenant maman au foyer pour m’occuper de mes enfants. ​ J’aime ma famille par-dessus tout lire, jouer de la harpe, cuisiner et découvrir de nouvelles recettes, partager du temps avec mes meilleures amies, j’aime écouter de la musique édifiante pour moi et m’instruire constamment sur tous les sujets qui me passionnent, bref, je suis une grande amoureuse de la Vie ! Depuis combien de temps as-tu la maladie de Crohn ? J’ai été diagnostiquée « officiellement » en mai 2018, mais cela faisait déjà quelques années que je souffrais de maux de ventre que personne ne savait expliquer. Penses-tu savoir si des éléments de ton environnement ont pu t'amener à développer cette maladie ? ​ Oui ! Avec du recul, je m’aperçois que durant les premières années de mes enfants, je me suis mise complètement de côté, en oubliant de m’octroyer de temps à autre des instants à moi, plus les années avançaient, plus je me suis retrouvée dans le tourbillon des tâches quotidiennes en oubliant souvent de « faire une pause », et de juste, me recentrer, d’être là, pour moi, dans l’instant présent. Souvent j’avais des douleurs au ventre, mais je n’ai hélas pas vraiment écouté mon corps qui essayait de m’envoyer des signaux d’alertes… et un jour ça a explosé ! Avant ta régénération, comment vivais-tu la maladie ?Je souffrais beaucoup de terribles douleurs dans le bas du ventre depuis plusieurs semaines. Je ne savais plus quoi faire pour soulager ces maux. C’était très dur pour moi, car la nuit, je dormais très mal à cause des douleurs et la journée, je devais faire comme si de rien n’était et accomplir mes tâches de maman. J’ai un mari qui voyage beaucoup pour son travail, donc souvent absent et une famille qui est loin de moi géographiquement, donc pas beaucoup d’aide. Heureusement que j’ai un mari extraordinaire, des enfants fantastiques, et une famille très soutenante malgré la distance, c’est vraiment grâce à eux que j’ai tenu le coup. Ils sont ma force ! ​ Au bout d’un moment, ma doctoresse n’étant pas certaine de l’origine de mes douleurs, j’ai du aller consulter un gastroentérologue en urgence qui m’a fait passer une batterie de tests. ​ J’ai été bouleversée en apprenant le diagnostic. Surtout que cela s’est fait par téléphone ! Je me suis retrouvée seule chez moi, face à cette nouvelle qui je le savais allait bouleverser ma vie. Quel a été ton déclic pour mettre en place ta régénération et ton auto-guérison ? Lors du rendez-vous avec le gastroentérologue pour m’expliquer la suite des événements à suivre selon le diagnostic qui avait été posé, il m’a dit que dans un premier temps, je devais prendre un anti-inflammatoire pour calmer l’inflammation qui me faisait tant souffrir et que quelques semaines plus tard, je devrai débuter un traitement et prendre à vie un immunosuppresseur. Je lui ai alors posé la question des effets secondaires que pouvait avoir un tel traitement. Et plus il énonçait ces effets terrifiants (immunité quasi nulle, risque de pancréatite, risque de fièvre fréquente, interdiction d’aller au soleil…), plus je commençais à réaliser que NON, je ne pouvais pas infliger cela à mon corps que j’aimais ! Comment un médicament avec ce genre d’effet secondaires pouvait me faire du bien ? D’autant plus que selon ce docteur, cette médication ne me guérirait pas ("vous ne guérirez jamais de la maladie de Crohn Madame", disait-il), il m’aiderait juste à ralentir l’évolution de la maladie. Et quand je lui ai posé la question de l’alimentation, il m’a recommandé de suivre le fameux régime « sans résidus » pendant plusieurs semaines, du temps que l’inflammation se calme. Il me disait en me regardant droit dans les yeux que des études avaient prouvées que l’alimentation n’avait absolument rien à voir avec la maladie de Crohn… Après toutes ces explications, il m’a demandé si tout était compris et si j’étais d’accord. ​ À cet instant, j’ai vraiment ressenti une grande bouffée de chaleur monter en moi, c’était une énergie si forte qui venait du fond de mes entrailles, et j’ai dit NON ! Il m’a demandé à quoi je disais non, et je lui ai dit "non à votre traitement !" Je lui ai répondu que dans un premier temps, je voulais essayer de me soigner naturellement, accompagnée de ma naturopathe qui est également médecin généraliste et de mon homéopathe. Je suis ressortie de ce rendez-vous toute remuée, mais sûre de moi ; maintenant j’allais tout mettre en œuvre pour permettre à mon corps de se régénérer ! Car je savais, je le sentais au plus profond de moi que mon corps était capable de se guérir si je lui fournissais les moyens d’y arriver ! Je me suis également fait la promesse de ne plus jamais remettre les pieds dans ce cabinet et de trouver un autre médecin. Quels ont été tes changements de vie ? As-tu été accompagnée par un / des thérapeute(s) ? ​ Dans un premier temps, j’ai eu des rendez-vous avec ma naturopathe et mon homéopathe, qui m’ont tous les deux tout de suite rassurée quant à l’évolution positive que peut avoir la maladie de Crohn avec un régime alimentaire adapté et un changement au niveau du mode de vie. J’ai tout de suite débuté une alimentation basée sur le régime Seignalet (sans gluten, sans lait animal, sans maïs, cuisson douce), et sans viande. Le plus difficile pour moi, je dois l’admettre, en tant qu’à moitié Italienne ce fût d’arrêter le gluten, les pâtes en particulier. Mais bien vite on découvre qu’il y a une variété d’autres bonnes pâtes sans gluten pouvant être apprêtées de mille et une façons délicieuses. ​ Après un bilan complet avec une micro-nutritionniste, j’ai également débuté un traitement avec des compléments naturels adaptés à mon cas. Étant encore très enflammée, je n’ai pas pu introduire tout de suite les fruits et légumes crus. Je mangeais donc mes légumes cuits à la vapeur, et petit à petit j’ai commencé à introduire des jus faits à l’extracteur (merci à Thierry Casasnovas et à ses fantastiques vidéos qui m’ont énormément aidée !) ​ Et petit à petit, mon inflammation s’est calmée. Après un mois de changement d’alimentation, je pouvais boire des grands verres de jus de fruits et légumes. Et lentement j’ai également réintroduit les fruits et légumes crus. ​ Au début, j’admets qu’il était difficile pour moi de varier mes assiettes, mais bien vite, en parcourant le net et en trouvant des ouvrages sur le sujet, j’ai appris à me confectionner de délicieux plats !  Je pratique aussi régulièrement le jeûne sec et le jeûne intermittent.