Témoignage de guérison : autisme des enfants de Nathalie Champoux


Témoignage de Nathalie Champoux pour Claude de Faÿ dans MagicMaman. Partage autorisé sur le site Bonheur en Fleur - Manon Touati.





Face à un diagnostic d'autisme sur son fils âgé de 3 ans et de très forts soupçons posés sur son cadet de 1 an, Nathalie a refusé de se résigner à un verdict sans appel, à l'irréversible. Avec détermination, elle a suivi son instinct lui disant qu'il avait quelque chose à faire et a réussi l'impossible. ​ ​ ​ Incroyable, extraordinaire, et tellement porteur d'espoir ! Cette jeune femme québécoise de 31 ans a fait suivre à ses deux enfants autistes, envers et contre tout(s), un régime alimentaire anti-inflammatoire et a adopté les principes de ce qu'on appelle une approche biomédicale. Elle consiste en un changement de diète donc mais également en une supplémentation vitaminique, un traitement des intestins et la chélation (désintoxication) des métaux lourds. Dans son livre Être et ne plus être autiste (Thierry Souccar éditions), Nathalie se confie pour tenter de donner de l'espoir aux parents qui vivent avec cette problématique qu'on dit irréversible et qui prend de plus en plus d'ampleur à l'échelle planétaire. Car, en matière d'autisme, les chiffres sont implacables. En Amérique du nord, le nombre de cas a grimpé de 600 % en 20 ans, un enfant sur 68 est touché et 1 garçon sur 42. En France, officiellement, 1 enfant sur 100. En aucun cas, Nathalie n'affirme que toutes les personnes atteintes d'autisme ou de troubles envahissants du développement peuvent connaître une rémission ou, comme ses fils, une disparition complète de leurs symptômes grâce à cette approche. C'est son expérience qu'elle raconte, elle qui n'avait rien à perdre mais tout à gagner. ​ ​ ​ Le choc du diagnostic d'autisme ​ "Le ciel m'est tombé sur la tête le 25 août 2011. Une psychologue ultraspécialisée en troubles du développement nous a annoncé que notre fils aîné Nicolas était atteint d'autisme. Cela faisait des semaines que nous répondions à des questionnaires et assistions, impuissants, aux évaluations de notre fils. J'avais des doutes bien sûr mais je ne voulais pas voir, j'étais dans le déni. Comment une mère pouvait-elle faire le deuil d'un enfant qui ne lui dirait jamais je t'aime ? Cela me faisait beaucoup trop mal. Sur le coup, j'avais même presque souhaité que Nicolas soit diabétique ou ait une insuffisance rénale mais surtout pas qu'il soit autiste ! À la spécialiste, j'ai mentionné mon cadet, Olivier, dont le comportement m'inquiétait sans que je me le formule vraiment. Je savais qu'ayant un frère aîné autiste, il avait environ 35 % de plus de risques de l'être lui aussi. "Certains signes mentent rarement, nous l'évaluerons lorsqu'il aura 18 mois" m'a t-elle dit. Elle a également ajouté qu'il serait peut-être prudent d'attendre avant de mettre un troisième bébé en route compte tenu des risques qu'il soit atteint lui aussi. Je suis sortie de la pièce, sonnée. ​ ​ ​ Deux petits garçons en souffrance Dans les semaines qui ont suivi, j'ai continué à me rendre aux différentes thérapies - ergothérapie, orthophonie, kinésithérapie etc. - que Nicolas suivait depuis de longs mois. Démoralisée, je relisais en boucle le rapport de la spécialiste qui mentionnait les mots stéréotypie, communication atypique, écholalie, autostimulation, hypersensibilité sensorielle, rigidité, hyperactivité auditive, trouble anxieux, etc. Le comportement typique d'un enfant autiste ! Nicolas faisait et refaisait à l'infini de longues chaînes d'objets, classait, alignait, empilait, analysait. Au moindre bruit, il relevait la tête, inquiet. Chaque petite perturbation dans son environnement le rendait anxieux. Il ne s'habillait pas seul, ne parlait pas, était complètement effacé et se comportait comme un véritable automate dans un corps de petit garçon. Olivier, lui, ne se déplaçait pas et ne s'intéressait à rien. Son visage était inexpressif, aucun son ne sortait de sa bouche. Il ne faisait que battre l'air avec ses bras, sans jamais nous regarder dans les yeux ni répondre à l'appel de son prénom. Son comportement avait régressé depuis l'âge de six mois. ​ ​ ​ Un clic et tout bascule ​ Ma vie a changé le 7 novembre de cette même année. Qu'est-ce qui m'a pris ce soir-là ? La maison dormait, j'ai tapé sur mon ordinateur deux mots qui a priori ne vont pas ensemble : guérir et autisme. Je ne m'attendais pas à un tel résultat. Or, une liste de liens est apparue. Le premier était le témoignage d'une mère qui racontait avoir guéri son fils autiste d'une manière qui me semblait absurde. Elle avait supprimé de l'alimentation de son enfant les produits laitiers et le gluten. C'était si détaillé que ça ne pouvait pas être bidon. Cette femme n'avait rien à vendre ! J'ai aussi cliqué sur la page de la fédération québécoise de l'autisme. Sans prendre position, l'organisme exposait la même théorie. Ma décision était prise, qu'avais-je à perdre à essayer ? Rien, je serais en paix d'avoir donné une chance à mes enfants. Le lendemain, j'ai appelé la fédération qui m'a confirmé ce que j'avais lu. J'ai passé les jours suivants à me documenter et convaincu mon mari d'essayer le régime alimentaire trois mois au moins. Et je suis passée à l'action. ​ ​ ​ Adieu gluten, produits laitiers, soja et sucres raffinés ​ ​ Pourquoi eux ? Dans mes recherches, j'avais découvert que tous les individus ne digèrent pas facilement la gliadine-a, de petits peptides contenus dans le gluten présent dans le blé et dans plusieurs céréales qui lui sont apparentées. De plus, la gliadine-a a la capacité de rendre l'intestin plus perméable et certaines molécules, partiellement digérées, se retrouvent dans le sang. Elles sont susceptibles d'entraîner des maladies inflammatoires et des troubles touchant le cerveau. Quant aux produits laitiers, ce sont les différentes types de caséines qui posent principalement problème. Semblables à la gliadine-a du gluten, elles peuvent également circuler dans le sang lorsque l'intestin est très perméable, passer la barrière hémaotencéphalique (qui protège le système nerveux central) pour agir sur la production et le contrôle des neurotransmetteurs. Ce qui pourrait expliquer l'autisme et d'autres maladies neurologiques et neurodéveloppementales. ​ ​ ​ Quelques heures de régime et déjà, miracle ​ ​ Après 3 jours de ce régime, le premier miracle a eu lieu. Olivier nous a souri et regardés pour la première fois. Difficile de décrire ce que nous avons ressenti ! 5 autres journées ont passé, son ventre a dégonflé alors que jamais nous n'avions pu traiter sa constipation qui le faisait souffrir. Le soir même, il s'est remis à babiller après six mois de silence. Était-ce une coïncidence ? Nicolas, quant à lui, se comportait déjà bien différemment après une semaine. Des amis sont venus et pour la première fois, il est resté sans hurler ni se boucher les oreilles. Étonnamment, il semblait content d'être là. Il riait aux éclats, entraînant avec lui les enfants de mes amis. Du jamais vu. Néanmoins, le "sevrage" de notre nourriture habituelle - lait, pain, céréales… - ne s'est pas fait sans mal chez les enfants. Surtout chez Nicolas qui pendant une quinzaine de jours est devenu agressif, s'est mis à crier et à mordre. Puis, tout est rentré dans l'ordre. ​ ​ ​ 9 métaux lourds dans le corps ! Le changement de régime était en cours, il fallait maintenant penser à la supplémentation vitaminique, au traitement des intestins et à la chélation (désintoxication) des métaux lourds. J'ai consulté une naturopathe. Des analyses (cheveux, urine, sang) devaient établir si mes fils étaient intoxiqués aux métaux lourds, détecter la présence de levures et de parasites dans leurs intestins, déterminer le métabolisme des acides gras, révéler les po