Témoignage de guérison d'Adam : maladie de Lyme

Témoignage de Adam Nour, Naturopathe et formateur en Naturopathie, pour Bonheur en Fleur - Manon Touati.

Manon Touati est Praticienne en Nutrition et Diététique, Conseillère en Micronutrition, Phytothérapie et Aromathérapie, Praticienne en Réflexologie - Énergétique chinoise, Psychomotricienne D.E. spécialisée dans les maladies chroniques (mémoire de recherche sur la maladie de Crohn) et future Naturopathe. Régénération personnelle de la maladie de Crohn et d'une thyroïdite d'Hashimoto.


Toute l'histoire de Manon à découvrir ici.



Le réveil de la maladie

Début 2015, je me réveille avec des douleurs dentaires diffuses et inexpliquées. En l'espace de 6 mois, mon état se dégrade à tel point que je suis contraint de rentrer vivre chez mes parents et d'interrompre ma carrière de juriste en cabinet d'avocats. À cette période, je ressens, de manière aléatoire et quotidienne, la liste des symptômes suivants (par ordre d'importance) : névralgies généralisées et quasi permanentes, neuropathies, engourdissements, fourmillements, picotements, tressautements de nerfs, sensations de brûlures internes, électro-hypersensibilité, douleurs dentaires, troubles de l'articulation temporo-mandibulaire, migraines, sensations de coups de marteau dans la tête, les tempes, le front, l'arrière du crâne, une pression cérébrale, des douleurs dorsales, dans la nuque, dans la poitrine, des douleurs articulaires, des douleurs musculaires, des douleurs abdominales, des douleurs dans les oreilles, des douleurs thoraciques, des troubles de la fonction intestinale, des allergies alimentaires soudaines, des tachycardies, des troubles de la vision, un mal des transports accru, des nausées, une sensation générale de mal-être, des bouffés de chaleur, des sueurs, des frissons, de l’irritabilité et de l’anxiété. Je suis meurtri à tous les niveaux de mon être : physiquement, émotionnellement et spirituellement. Devant le tableau complexe de ma symptomatologie et l'impressionnante détérioration de mon état, je prends la décision de mettre ma carrière professionnelle entre parenthèses pour me consacrer pleinement à ma santé.  ​ J'entame une interminable et désespérante errance médicale : neurologues, dentistes, ORL, internistes, cardiologues etc... 25 spécialistes au total, 10 mois d’errance. Le résultat est toujours le même : « Monsieur, vous n'avez rien ». La seule piste évoquée par le corps médical étant celle de troubles psychosomatiques, je décide de pousser les investigations moi-même. Je me souviens d'une piqûre d'insecte au niveau du cou, survenue un an plus tôt lorsque j'habitais en Alsace, région endémique de la maladie de Lyme. Une tique m'aurait-elle inoculé un cocktail infectieux (jusqu'à une centaine d'agents pathogènes selon les chercheurs scientifiques) provoquant une immunosuppression, par ailleurs responsable du réveil d'autres pathogènes gardés jusque-là en latence par mon système immunitaire ? Une immunosuppression renforcée par une hygiène de vie peu désirable et de nombreuses pollutions environnementales ?  L'idée tient la route. En peu de temps, grâce à Internet et à la lecture de mes symptômes et de mon anamnèse (n.d.l.r. histoire et antécédents du sujet), je parviens à poser mon diagnostic : je suis atteint d'une neuroborréliose (n.d.l.r présence de manifestations neurologiques lors d’une maladie de Lyme)La présence de la bactérie dans mon sang est confirmée à deux reprises par différents laboratoires allemands ultra spécialisés (un test de la goutte épaisse, et un test Elispot au BCA). Le diagnostic est enfin prouvé par sérologie : CD57 extrêmement bas (16) signe d’un système immunitaire épuisé par une infection chronique (le même marqueur qui est utilisé pour les malades du VIH), présence sans équivoque de Borrelia, Mycoplasma, Chlamydia, Yersinia, Epstein-Barr Virus (virus responsable de la mononucléose et réactivé par l’immunosuppression provoquée par la Borrelia), candidose chronique, acidose, différentes sensibilités alimentaires, carences nutritionnelles, une hypoxie (manque d’oxygène), un stress chronique, un déséquilibre hormonal, une fatigue surrénalienne et une ischémie. Les co-infections bartonnella et babésia reviennent négatives, mais j'en présente les signes cliniques.​



Résultats d'analyses d'Adam (Image bien lisible sur ordinateur)




Puisque l'infection n'a pas été traitée dès les premiers jours ayant suivi l'apparition des symptômes, la bactérie a eu le temps de former des biofilms et de coloniser l'ensemble de mon corps grâce à sa forme allongée et spiralée s'apparentant à un ressort. Cette particularité lui permet de pénétrer les tissus, les os, les cellules (infection intracellulaire), les nerfs, les glandes, le cerveau (derrière la barrière hémato-encéphalique), la peau. Je comprends avec effroi que la maladie est désormais considérée comme incurable et ne trouve aucun témoignage de guérison en France. J'apprends au sujet de la polémique mondiale autour de Lyme : épidémie silencieuse, persistance de l'infection après antibiothérapie, non reconnaissance de la maladie sous sa forme chronique, absence de prise en charge, non-fiabilité des sérologies, corrélation avec les maladies auto immunitaires... À ce stade-là, je dors 14 heures par jour, je ne pratique plus aucune activité physique, les douleurs sont quotidiennes, permanentes et incontrôlables. Je n'ai quasiment plus de vie sociale, aucune vie professionnelle et ma situation familiale est désastreuse. Mes parents sont en plein divorce et certaines amitiés ne survivent pas. Je me sens seul, incompris et terriblement effrayé.