Florian Gomet, au cœur de la vie

Écrit par Manon Touati & Florian Gomet

Un sage aventurier lié aux lois du vivant, en quête de lui-même

J'ai à cœur de vous présenter une personne extraordinaire, hors norme et pourtant bien ancrée à la vie et à nos origines. Cette personne c'est Florian Gomet, un grand aventurier lié au plus profond de son être à la nature.

 

J'ai rencontré Florian lors des Rencontres de la Régénération (organisées par Thierry Casasnovas) en juin 2019, et je dois dire que cela a tout de suite collé entre nous. Nous avons vécu de magnifiques moments ensemble autour des mantras de Claude Brame, nous avons discuté sur l'essence de la vie, sur la maladie, sur le jeûne, sur l'alimentation, sur les vibrations et le son qui pouvaient être à l'origine de magnifiques guérisons. Depuis ces Rencontres, Florian et moi échangeons beaucoup sur la vie, la méditation, les festivals de Yoga et de Mantras, les livres, les films... Nous avons énormément à nous transmettre l'un à l'autre. Alors je me suis dit qu'il pouvait être enrichissant de vous partager, à travers cet article, toute la beauté de Florian et bien sûr toutes ses aventures, parce que Florian est un aventurier de l'extrême !

Un CV d'aventurier

Pendant ces Rencontres, j'ai eu l'occasion de connaître encore davantage Florian grâce au film de Damien Artero, La Marche Sans Faim. C'est là que j'ai compris que j'avais en face de moi un grand sage. J'ai aussi compris pourquoi je ressentais autant d'émotions positives à l'égard de Florian.

Florian est aujourd'hui un grand aventurier qui a parcouru le monde en courant, en jeûnant, pieds nus, sans aucun moyen de locomotion motorisé, à travers la montagne en plein hiver ou encore la forêt et qui pratique quotidiennement l'hormèse afin de renforcer son corps et son esprit. C'est aussi un être qui se pose des questions sur les fondements de la vie, les origines de l'être humain et ses besoins, du monde à travers un respect profond pour la vie et la planète qui nous accueille. Ses aventures sont le lieu d'une quête méditative sur la vie et sur son sens profond.

Voici toutes les aventures de Florian :

 

  • Juillet 2008 : traversée des Alpes françaises et italiennes à vélo ; 1400 km en 12 jours.

 

  • Juillet 2009 : tour de la Roumanie en VTT ; 2400 km en 27 jours.

 

  • Août 2011 : marche jusqu’en Autriche en traversant la Suisse et en passant par un 4000m ; 800 km en 27 jours.

 

  • Été 2012 : traversée de la Norvège, d’Oslo au Cap Nord, moitié vélo – moitié marche ; 2600 km en 55 jours.

 

  • Juillet 2014 : descente de la Loire en kayak gonflable, du Puy-en-Velay jusqu’à Nantes ; 900 km en 20 jours.

 

  • Avril 2015 - Juillet 2016 : Expédition “America Extrema” (film et livre) : 12 000 km en solitaire à travers la forêt boréale sans jamais utiliser un moyen motorisé. La traversée intégrale de l’Amérique du Nord, de son extrémité Est jusqu’à son extrémité Ouest, à vélo, à pied, à ski et en kayak. Lors de ce dernier périple, Florian est devenu le premier homme à avoir franchi les monts Mackenzie en période hivernale, en solitaire et sans moyen motorisé.

 

  • Août 2018 : Expédition “La Marche Sans Faim” (film de Damien Artero et livre), 14 jours de randonnée et 360 km sans manger le long de la Canol Trail dans les monts Mackenzie au Canada.

Florian a fait des études prestigieuses. Il a fait une prépa scientifique dans un lycée lyonnais très réputé puis un Master, a passé son CAPES et est devenu professeur de mathématiques au collège en 2007. Malgré ces longues années d'études, ce statut social et cette stabilité financière, Florian a décidé de tout quitter.

 

Simplement pour se trouver, pour devenir heureux et pour être aligné à ce qui l'anime au plus profond de son cœur.

 

En 2009, il cherche alors un endroit pour se ressourcer et réfléchir à son avenir.

 

De Bourges, il déménage à la montagne en Lozère, département le moins peuplé et le plus haut en altitude moyenne habitable. Arrivé à destination, il trouve un petit coin de paradis dans le village de Saint-Denis en Margeride, à 1100m d’altitude. Il y cultive un potager et les anciens du village lui enseignent l’élevage (amateur) des volailles.

 

Une fois bien installé il cherche du travail, en vain. Il entame alors en octobre 2009 une formation de 7 mois pour devenir bûcheron. Un très bon moyen de devenir fort pour relever de nouveaux défis. Par chance la formation se déroule à 13km seulement de sa maison. Il s’y rend alors tous les jours à vélo, qu’il pleuve ou qu’il neige, même par -20°C. Mais en août 2010, la compagne avec qui il partage tout depuis 5 ans le quitte. C'est une année très difficile qui l'attend. Pour ne rien arranger, il n’arrive pas à obtenir de la MSA (sécurité sociale agricole) l’autorisation de s’installer à son compte, il travaille seulement de temps à autre en saisissant toutes les occasions. Il obtient un poste à la station de ski du village pour l’hiver 2010-2011, mais il ne neigera presque pas. Accablé par les montagnes lozériennes, il leur fait ses adieux en mars 2011 pour retourner en Saône et Loire, plus près de sa famille.

Puis il vit à Montmelard où il a délocalisé ses volailles, son potager et son entreprise (en activité depuis le 1er mai 2011). Faute de temps, il a abandonné le triathlon qui le passionnait depuis de nombreuses années pour se consacrer exclusivement à la course à pied au club athlétique de Roanne.

Aujourd'hui, Florian vit à Gibles en Saône et Loire, toujours avec son potager mais sans ses volailles. Il a repris le triathlon, en plus de la course a pied qu'il affectionne beaucoup.

Aujourd’hui, Florian est sylviculteur (il plante des arbres et entretient les jeunes forêts), auteur et conférencier.

 

Après ses nombreux exploits sportifs, il se prépare désormais sans relâche pour son nouveau rêve, le défi fou de voyager en courant depuis la France dans le plus grand dépouillement. C’est-à-dire sans chaussures, sans sac à dos et sans argent, le tout sans consommer de produits d’origine animale. La destination n’est pas encore certaine mais il entrevoit actuellement un tour d’Europe au cours de l’année 2020. Affaire à suivre… !

En dehors de toutes ces activités qui l’occupent déjà beaucoup, il s’intéresse à des sujets aussi éclectiques que l’analyse transactionnelle, la permaculture, le yoga, la méditation, les mantras, l’alimentation vivante, le jeûne, le tantra, la cryothérapie, la sylvothérapie etc.

C'est dans tout ce contexte que je souhaite vous présenter un article qu'a rédigé Florian sur sa prise de conscience sur les lois du vivant qu'il est essentiel de respecter pour conserver sa santé et s'inscrire au cœur de la vie et du bonheur.

Article de Florian Gomet

Pourquoi j’ai changé d’alimentation et posé mes chaussures ?

Des questionnements sur mon alimentation

"La vie est un mystère qu’il faut vivre, et non un problème à résoudre"

Mohandas Karamchand Gandhi

"Dans certaines situations, le langage du corps et de la maladie se révèlent être le moyen le plus acceptable pour parler de sa souffrance"

Anne Harrington

Jusqu’à ce début du mois de juillet 2014, alors que je descendais la Loire en packraft, je ne m’étais jamais posé de questions fondamentales sur l’alimentation.


Pourtant des questions étranges me sont venues à l'esprit : « Est-ce normal de manger trois ou quatre fois par jour tous les jours et à heures fixes ? » ou bien « Pourquoi je mange de la viande ? »


Ce questionnement eu lieu dans un contexte d'épisode fiévreux qui dura deux jours, suite à une insolation, durant lesquels je ne pus avaler quoi que ce fût. Une fois rétabli, le jeûne se poursuivit plus ou moins car dès que j’essayais de manger quelque chose, j’avais envie de vomir. Seuls les fruits et les légumes pouvaient à la rigueur passer.


Puis, une fois cet épisode fiévreux passé, pendant deux semaines, je connus une baisse importante de l’appétit alors que je pagayais 9 h par jour et que j’étais en grande forme. Tout cela était incompréhensible pour moi, l’omnivore habitué aux repas pantagruéliques.

Cela faisait déjà plusieurs années que j’avais à cœur de manger local et de produire moi même ma nourriture.


Je cultivais un potager, cueillais les fruits des environs et élevais des volailles, l’idée qu’exactement tout ce dont l’on a besoin se trouve autour de nous, à l’état naturel, faisait déjà son chemin. Je complémentais simplement ma production avec des produits laitiers régionaux, des céréales (beaucoup de blé) et du café. Je ne consommais presque jamais de charcuterie, chocolats, sucreries, sodas, pizzas, plats préparés, conserves etc.
 

Mis à part les produits laitiers où j’outrepassais les bornes (3 litres de lait, 500g de fromage et 300g de beurre par semaine, à relativiser en tenant compte d’une dépense physique élevée), j’incarnais dans la pratique le fameux « de tout mais avec modération ». Sagesse à deux sous bien commode puisque chacun voit midi à sa porte, qui l’a sans doute rendu populaire en dépit de sa vacuité.


J’avais un appétit pantagruélique que je croyais justifié par la pratique de nombreux sports en sus de mon travail de bûcheron et de toutes les activités annexes en plein air liées à mon mode de vie.


En outre, j’étais mince, en pleine forme et fier de mon mode de vie en quasi autarcie faisant fi des produits chimiques. Autarcie de l’intellect également qui me rendait totalement hermétique à ce que je pouvais entendre sur les méfaits de la viande, des céréales, du lait et du café hélas trop souvent justifiés de façon fantaisiste par des personnes sans formation scientifique qui, ipso facto, prêchaient, à leur insu, contre leur paroisse en ne convainquant que les naïfs.

Les problèmes de santé arrivent...

 

Ainsi, au fil des ans, j’ai récolté des problèmes de peaux (kystes, acné, transpiration), d’allergies (poils de chat et pollen) et des rhumes de plus en plus importants et fréquents.


Mais comme ces vicissitudes étaient le lot de beaucoup je n’y prêtais pas attention, pensant que cela faisait partie de la vie, qu’elle n’était décidément pas bien faite pour les êtres humains mais qu’il fallait faire avec et que bienheureusement la science était là pour nous sauver. Vous connaissez la litanie !

C’est sans doute par pessimisme ou osons le dire, par manque de foi que tant de personnes consomment des médicaments, ces drogues que j’ai toujours regardées d’un mauvais œil, et vivent dans des environnements aseptisés avec la peur du méchant microbe. En voyant toutes ces personnes devenues étrangères à leur propre biotope, en se protégeant du soleil, des insectes, des bactéries, du froid, etc., l’image d’extraterrestres en combinaison m’est souvent venue à l’esprit.

Puisque je ne comprenais toujours pas le message que la vie m’envoyait à travers les problèmes de santé, c’est finalement une sciatique qui est venue me signifier plus fortement que quelque chose n’allait pas et qu’il fallait que ça change. Fatalement, j’ai consulté des toubibs : généralistes, ostéopathes, kinésithérapeutes qui n’ont fait que soulager la douleur. J’eus droit à ces petites phrases d’allure anodines qui sapent la confiance en soi, du genre : « C’est normal, vous en faites trop ! » ou « On n’est pas fait pour courir ! », en passant par la plus fameuse « Vous vieillissez, c’est tout ! » alors que je n’avais pas 30 ans…

Car c’est bien là la botte secrète du négateur de la vie, quelque soit son âge, c’est parce qu’il vieillit que ça va mal pour lui, il n’y a rien à répondre à ça, c’est la fatalité.

Il est vrai que l’on vieillit mal à toujours vouloir sans jamais avoir vraiment vécu.

Comme je ne prenais aucun cachet et qu’il était hors de question de me faire charcuter, la seule chose qui me permettait de tenir le coup, c’était la séance quotidienne d’étirement que je réalisais après le travail ou le sport. Je faisais ça sans méthode, en autodidacte, c’est pourquoi je fus surpris, quelques années plus tard, de constater que c’était finalement assez proche du Hatha Yoga. Les étirements ne suffirent point à venir à bout de la sciatique mais j’avais toutefois une confiance absolue en mon corps et je savais que tôt ou tard je trouverais la solution pour guérir. Pendant plus de deux ans, j’ai enduré quotidiennement cette sciatique dans toutes les activités que je réalisais, cela tournait parfois à l’obsession.

 

Respect des lois du vivant et pouvoirs d'auto-guérison

Et puis, lorsqu’un collègue du club de course à pied m’a prêté « Né pour courir » de Christopher McDougall, ce fut le déclic.


Je compris enfin que les chaussures de course étaient à l’origine de mon mal. Le vrai remède était l’évidence même, il suffisait simplement de courir pieds nus.


Cela me faisait souffrir aussi mais ce n’était qu’une transition et cette douleur là, je pouvais la comprendre.


Les chaussures ont fait de nous des handicapés (il n’y a qu’à regarder quelqu’un marcher pieds nus sur des petits cailloux pour s’en convaincre) alors comment serais-je sorti indemne de trente années de mauvais traitements à l’égard de mes pieds ?


En somme, il me fallait apprendre à marcher et à courir, pour de bon cette fois.

 

Grâce à cette méthode radicale je me suis débarrassé de cette sciatique comme on se réveille d’un mauvais rêve, définitivement, presque miraculeusement. Cette expérience fit grandir ma foi dans le corps humain et ses incroyables capacités que nous sommes tout juste en train de (re)découvrir me semble-t-il.

Mon changement d'alimentation et ma guérison

 


C’est pourquoi, quelques mois plus tard, lorsque je débarquais de mon packraft à Chambilly (71) en bord de Loire, déconcerté par cette expérience de jeûne imposée naturellement par mon corps, j’étais mûr pour un autre déclic.

Ce soir là, j’étais invité pour une escale chez des amis qui me prêtèrent fort à propos, « Et si on s’arrêtait un peu de manger…de temps en temps » de Bernard Clavière. Depuis plus de 30 ans, l’auteur ne mange qu’une fois par jour, seulement des fruits frais, des légumes crus et des oléagineux.


Je n’eus que le temps de lire la préface avant de repartir sur les flots mais la vie de cet homme fut pour moi une révélation et un exemple transcendant, je n’avais pas besoin de savoir si c’était vrai ou pas, bien que mon intuition n’émît aucune réserve. Vivre de produits frais sans exploiter ni tuer les animaux, je trouvais cela beau et souhaitais ardemment vivre moi-même cette expérience alimentaire.

Là encore, le retour au naturel me permit, sans que je m’y attende cette fois (car comme je le disais, je pensais que c’était le lot de tous), à résoudre tous mes problèmes de santé.

C’est ainsi que la maladie vous « tombe » dessus, non pas pour vous embêter mais pour vous faire prendre le bon chemin, celui que la Vie veut pour vous, la souffrance dont on fait tous l’expérience est notre meilleur guide. Elle recèle un immense pouvoir de transformation et un potentiel d’énergie dans lequel on peut puiser. Faire la sourde oreille en voulant supprimer les symptômes à coup de médicaments est vain, excepté sur du court terme ou pour soulager la souffrance.


Le vrai remède se trouve dans la redécouverte et la mise en application des lois du vivant, évidentes dans ses linéaments mais dont la logique implacable est enfouie sous le poids de l’héritage social et culturel, lourd de peurs et de croyances. L’une des vertus de la pratique de la méditation de pleine conscience est justement d’alléger ce fardeau pour nous aider à y voir plus clair.

Le corps humain est une merveille, ce que la nature a créé de plus complexe, à des années lumières à la ronde, au terme d’une sélection naturelle impitoyable longue de plusieurs milliards d’années.


Comment pourrait-on croire un seul instant que la chimie nous serait indispensable ?


Nous abritons tous, en nous, le miracle de la vie, c’est pourquoi nous abritons tous, en nous, un potentiel d’auto guérison, nul besoin d’artifices. Il suffit d’aimer inconditionnellement la vie et de croire en elle, sincèrement parfois désespérément, pour que des larmes de joies jaillissent du plus profond de notre être.

Découvrir La Marche Sans Faim de Florian Gomet filmé par Damien Artero, interview de Thierry Casasnovas

Bande-annonce "La Marche Sans Faim", film de Damien Artero

Conclusion

 

Florian est un vrai sage en pleine quête de lui-même et du sens profond de la vie. Il expérimente, vit, découvre, apprend, absorbe la vie. Florian a changé de vie pour être heureux, pour être enfin connecté à son être profond et s'est guéri de ses divers maux corporels par le simple respect des lois du vivant et par le renforcement de son organisme, faisant référence à la loi de l'hormèse. Florian fait preuve de connaissances extraordinaires sur la vie, sur la nature et sur l'être humain. Florian fait partie de ces merveilleuses personnes qui ouvrent la voie sur la beauté de la vie. Merci Florian.

Pour en savoir encore plus sur Florian Gomet

Auteurs : Manon Touati & Florian Gomet

Article publié le 18 juin 2019

Site internet : https://floriangomet.com/

https://www.bonheurenfleur.com/

Facebook :  Floriangomet

Bonheur en Fleur

Instagram : bonheurenfleur

Mail : 7florian1@gmail.com

bonheurenfleur@gmail.com

Autres articles qui pourraient vous plaire !